Le pluriel de start-up dépend de la graphie choisie

Le pluriel dépend de la graphie retenue. Avec le trait d’union, écrivez des start-up : le nom est féminin et invariable selon le Larousse. Avec la forme soudée, courante dans l’univers de l’innovation, écrivez des startups. Les deux graphies existent, mais elles ne répondent pas à la même logique éditoriale.
La règle à retenir pour écrire au pluriel
Dans un texte professionnel, administratif ou généraliste, des start-up reste le choix le plus prudent. Cette graphie correspond à l’entrée start-up des dictionnaires qui présentent le mot comme un nom féminin invariable. On écrira donc : « Plusieurs start-up françaises ont présenté leur solution » ou « Ces start-up recherchent des financements ».
Exercices : le pluriel de « start-up »
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La forme des startups est également très répandue. Elle suit la graphie soudée startup, traitée comme un nom intégré à l’orthographe française. Le pluriel se marque alors par un s, comme dans de nombreux noms communs. Cette forme apparaît souvent dans les médias spécialisés, les communications de l’écosystème technologique et les contenus marketing.
| Graphie au singulier | Forme au pluriel | Logique | Contexte conseillé |
|---|---|---|---|
| une start-up | des start-up | Nom féminin invariable avec trait d’union | Texte neutre, institutionnel ou aligné sur les dictionnaires |
| une startup | des startups | Graphie soudée et pluriel français en -s | Communication liée à l’innovation, au numérique ou à une marque contemporaine |
| une jeune pousse | des jeunes pousses | Équivalent français | Texte public, institutionnel ou soucieux d’éviter l’anglicisme |
Pourquoi le trait d’union change le pluriel
« Start-up » conserve la forme de l’emprunt
Le terme vient de l’anglais start-up company et désigne une jeune entreprise innovante, souvent associée aux nouvelles technologies, à la croissance rapide ou à la recherche de financement. La graphie avec trait d’union conserve visuellement la structure d’origine. Dans cette logique, le mot ne reçoit pas de marque de pluriel française : on écrit une start-up, puis des start-up.
Cette invariabilité ne rend pas la phrase ambiguë. Le déterminant, l’adjectif ou le verbe indiquent déjà le nombre : « ces start-up innovantes » et « les start-up recrutent ». Le genre est féminin. Il faut donc écrire « une start-up prometteuse », et non « un start-up prometteur ».
« Startup » traduit une intégration progressive dans l’usage
Quand le trait d’union disparaît, le mot prend l’apparence d’un nom français ordinaire. La soudure facilite l’ajout du pluriel : une startup, des startups. Les rectifications orthographiques de 1990 sont souvent invoquées pour expliquer la tendance à souder certains mots empruntés ou composés. Elles n’imposent toutefois pas une graphie unique pour tous les usages.
La forme choisie dépend aussi du vocabulaire qui l’entoure. Dans un site très marqué par l’anglais, avec des termes comme pitch, scale-up ou product-market fit, la graphie startup peut sembler cohérente. Dans une note officielle au style sobre, elle peut créer une rupture de registre. Le choix relève donc à la fois de l’orthographe, de la charte éditoriale et du public visé.
Ce que recommandent les références linguistiques
Le Larousse donne start-up comme un nom féminin invariable et conserve le trait d’union. Pour une rédaction qui cherche un repère lexicographique clair, cette indication conduit à employer « une start-up » et « des start-up ». Le Grand Larousse illustré et le Grand Robert recensent également le terme dans le vocabulaire économique et technologique.
La 9e édition du Dictionnaire de l’Académie française s’inscrit dans une approche attentive aux formes françaises et aux équivalents disponibles. De son côté, France Terme recommande jeune pousse, expression publiée au Journal officiel du 28 juillet 2001. Cette proposition désigne une entreprise nouvelle et innovante qui présente un potentiel de développement important, plutôt qu’une petite entreprise quelconque.
Norme, recommandation et usage ne disent pas exactement la même chose
Il faut distinguer trois niveaux. Une forme dictionnairique indique l’orthographe enregistrée par une référence lexicale. Une recommandation officielle propose un équivalent français. Un usage attesté décrit les formes employées par les professionnels, les journalistes ou les internautes.
Ainsi, « des start-up » est le choix normatif le plus prudent, « des startups » est une forme d’usage solidement installée et « des jeunes pousses » est l’option française recommandée. Ces trois possibilités ne s’excluent pas, car elles répondent à des objectifs différents : précision rédactionnelle, politique linguistique ou identification immédiate par un public spécialisé.
La difficulté vient surtout du mélange des graphies. Un même document peut employer l’une ou l’autre forme, mais il vaut mieux arrêter un choix dès la première occurrence et le conserver dans les titres, les légendes, les menus et les paragraphes.
Quelle forme adopter dans vos contenus professionnels ?
Pour un rapport, un dossier de presse généraliste, une publication universitaire ou une communication institutionnelle, privilégiez start-up au singulier comme au pluriel. Cette solution est lisible, conforme à l’indication du Larousse et suffisamment connue de tous les publics. Elle convient particulièrement lorsque la priorité va à la neutralité du vocabulaire.
Pour une marque, un média consacré à la technologie, une plateforme d’investissement ou un événement entrepreneurial, startup et startups peuvent mieux correspondre aux usages du secteur. Cette graphie donne un ton plus direct, plus international et plus contemporain. Elle doit toutefois rester cohérente dans toute la communication, des titres aux publications sur les réseaux sociaux.
Enfin, jeune pousse convient lorsque vous souhaitez employer un vocabulaire français, notamment dans un texte de service public, une communication pédagogique ou un document où les anglicismes peuvent être évités. L’expression peut sembler moins spontanée à certains lecteurs de la technologie. Il est alors utile de l’introduire clairement dès sa première occurrence, par exemple avec « une jeune pousse, ou start-up ».
Une méthode simple pour éviter les incohérences
- Choisissez votre référence éditoriale : dictionnaire, charte interne, terminologie institutionnelle ou usage de votre secteur.
- Décidez dès la première occurrence entre « start-up », « startup » et « jeune pousse ».
- Appliquez le pluriel correspondant : « des start-up », « des startups » ou « des jeunes pousses ».
- Vérifiez les accords : le mot est féminin dans la graphie dictionnairique, comme dans « une start-up innovante ».
- Relisez l’ensemble du document pour supprimer les alternances involontaires entre trait d’union, soudure et pluriel.
En pratique, si aucune charte ne vous impose une autre solution, retenez « des start-up ». Si votre organisation a adopté la graphie soudée, « des startups » est cohérent. Dans les deux cas, la constance compte autant que le choix initial : une graphie stable et adaptée au lecteur évite l’hésitation.